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Actualité du 12/11/2010
Audition devant la Cour de Jeanne GOERRIAN , pour l'AVHC

Conclusions AVHC
L’AVHC a développé à la Cour dans son audition, ses origines, ses objectifs, ses actions, ses observations, , ses attentes, nous ne citerons ici que la conclusion qui nous parait essentielle dans ce procès pénal.

Monsieur le Président, Madame, Messieurs les Conseillers,

Lors de notre dernière Assemblée, une majorité des familles n’a pas souhaité venir évoquer à la barre son vécu, meurtries par la souffrance, en recherche de vérité, je me fais donc ici le porte parole de ces familles, consciente que les témoignages de quelques unes d’entre elles ainsi que les débats vous auront éclairé sur le drame sanitaire de l’hormone de croissance contaminée.

Au nom des familles que je représente, je souhaite maintenant m’adresser aux prévenus et à la défense pour conclure mes propos.

Lors du procès en première instance, Messieurs les avocats de la défense, vous avez évoqué la confusion entre le droit pénal et le droit civil, vous avez déclaré à maintes reprises, que le droit pénal, selon vous, ne peut pas prendre sa source dans la souffrance des familles. A ces observations nous nous permettrons d’apporter les précisions nécessaires :
Tout comme vous nous pensons que la souffrance n’est en effet pas la source du droit pénal, mais attention de quelle souffrance parlons nous ?
Car tous ici sommes porteurs de deux formes de souffrance qu’il faut bien dissocier :
 Celle du deuil avec laquelle il nous faut vivre
 et celle née de l’injustice.
Ne vous méprenez donc pas car au delà de la souffrance née du drame vécu nous sommes tous ici victimes une seconde fois d’une souffrance qui a toute sa place dans un tel procès, nous voulons parler de la souffrance née du sentiment d’injustice, une souffrance qui se cultive par le déni de la faute commise.

Cette seconde fracture née de l’injustice nous anime tous dans le seul et unique but de combattre pour la vérité!
L’enjeu d’un tel procès n’est pas pour nous de trouver un coupable mais de faire reconnaitre si oui ou non coupable il y a !
Or bien trop nombreuses ont été les preuves amassées contre l’intégrité éthique des différents auteurs de ce drame ;
Autant d’alertes qui vous interdisent aujourd’hui d’échapper a votre conscience et du même fait à la faute commise !
Le viol du respect des règles strictes de sécurité et de vigilance autant que votre attitude irresponsable de sourde oreille face aux multiples mises en garde a couté la vie à nos enfants
C’est au droit pénal qu’il appartient aujourd’hui de faire de vous des auteurs ou non de l’infraction à nos yeux commise.
C’est à lui que nous nous en remettons pour qu’enfin la faute commise soit enfin rattaché à ses véritables auteurs.
Si l’on nous avait donné la possibilité de voir en vous une quelconque marque de loyauté, nous l’aurions prise. Nous aurions voulu l’entendre, car nous ne sommes pas la pour chercher des coupables, mais bien pour éclaircir cette zone d’ombre qui plane sur le passé. Et quelque soit cette zone d’ombre l’enjeu est bien ici de révéler la vérité.
Cette vérité est fondamentale sur le plan individuel pour chacune des victimes de ce drame … fondamentale et nécessaire à notre reconstruction à tous…
Mais au delà de cet enjeu individuel cher aux familles un tel procès est porteur d’un véritable enjeu sociétal.
Il définira au travers de son jugement les limites qu’une société pose ou non aux individus qui la composent, par conséquent il définira aux travers des erreurs reconnues par la justice d’aujourd’hui les actions de demain. Des actions que nous voudrions sécurisées par un système judiciaire qui ne laisserait aucune place aux intérêts outrageux des instances toute puissantes, garant de la protection égalitaire de tous les individus quelle que soit leur rang social.
Vous nous direz, pourquoi parlez de toute puissance ici…. ?
Et bien à cela nous répondrons :
Voyez comme nous sommes fatigués de lutter contre vos bien maigres argumentations pour le moins douteuses. Vous arriveriez presque à renversez stratégiquement la place des parties dans ce procès.
Devrions nous peut être vous apprêter le visage de victimes qui ignoraient ce qu’elles faisaient à l’époque ?
Pour cela il vous faudrait moins d’assurance, moins de suffisance et plus d’humilité
En bref vous saviez, mais vous n’avez rien voulu savoir… voila une distinction qu’il nous semble capitale de relever.
Si l’on se réfère a votre principal argument de défense, a savoir la méconnaissance puisque vous ne saviez apparemment pas, nous devrions presque déplorer votre triste sort et faire preuve de compassion.

Malheureusement, nous sommes aujourd’hui ici en quête de vérité, et les actions menées autour de cette vérité ont fait naitre « la faute» qui a tué nos enfants. A présent aucune place ne peut être laissée au doute quant aux agissements nés de votre « refus de savoir » pourtant alerté à l’époque par des instances scientifiques compétentes et reconnues et cela à de multiples reprises ! C’est ainsi que nait « la faute », dans un cadre scientifique où les enjeux sont vitaux et en dépit de multiples avertissements aucune mesure de prise en compte ne sera prise pour éviter le drame.
Cette faute dont vous défendez aujourd’hui, deviendra, nous l’espérons, à l’issu du procès votre faute …
Une faute qu’il vous faudra portez et plus encore qu’il ne faudra pas répéter…


Actualité du 01/11/2010
AUDITION des PARTIES CIVILES

Les auditions des parties civiles débuteront le jeudi 4 novembre à la Cour d'Appel de Paris. Jeanne GOERRIAN, présidente de l'AVHC, témoignera Jeudi matin 4 novembre devant la Cour pour l'association.

Actualité du 16/10/2010
Témoignage d'Aurore sur CANAL + le 16 Octobre 2010

Samedi 16 octobre 2010, Aurore sera sur le plateau de l'émission "Salut les Terriens" de 18 à 20 heures (elle devrait passer vers 19 heures)
Nous avons connu Aurore lors du premier procès de l'hormone de croissance en 2008. Depuis nous la soutenons autant que nous le pouvons. Son histoire est dramatique et elle montre aussi les dommages colatéraux qu'a provoqué cette catastrophe sanitaire.
Aurore force notre admiration, elle a 25 ans,elle a perdu son compagnon Aymeric à la suite de la contamination le 10 aout 2006
Nous vous encourageons vivement à voir sont témoignage.
Aurore, il faut que tu saches que l'association ne t'abandonnera pas et sera tant qu'elle le pourra à tes côtés pour te soutenir et t'aider


Actualité du 03/10/2010
Le message de Jeanne GOERRIAN Présidente de l’AVHC avant le PROCES en APPEL de l’HORMONE DE CROISSANCE


Lundi 4 octobre, nous allons nous retrouver à nouveau, tous unis et solidaires au Palais de Justice de Paris pour un nouveau procès en appel de cette catastrophe sanitaire de l’hormone de croissance contaminée.

Le 14 janvier 2008, la colère et la douleur se sont mêlées pour exprimer notre ressenti au rendu du Jugement de première instance tant critiquable sur la forme que sur le fond.

Sur la forme : un jugement rendu en 3 minutes 50 avec le sentiment très fort que les juges voulaient fuir leur décision, ils ont disparu très vite de la salle d’audience pour éviter nos regards et nos cris.

Sur le fond : comment accepter ce jugement aussi mal motivé, après quatre mois d’audience, sept mois d’attente pour délibérer, et un jugement aussi partial.
Seule la confraternité des mandarins a été entendue, on a écarté tous les témoignages des scientifiques qui soutenaient notre cause.

« Ce procès n’est pas celui de la médecine ou des médecins, mais celui d’une dérive ayant conduit à une tragédie sanitaire. Ce ne sera pas la fin des « mandarins de la médecine» se croyant au dessus des lois. Mais ce procès prouvera justement qu’ils ne le sont pas, qu’ils doivent respecter les règles établies par la société, par leur code de déontologie et le serment d’Hippocrate imposant de « ne pas nuire ….. Pour moi la réparation s’inscrit d’abord et avant tout en termes de gestes humains » Extrait du Livre « Ils ont tué mon fils deux fois » de Jeanne Goerrrian aux Editions Bourin

Aujourd’hui dans quel état d’esprit sommes-nous ?

Il a fallu tous vous remobiliser, vous dire de ne surtout pas abandonner, rien n’est perdu d’avance. Nous ne sommes pas là pour appliquer des sanctions, c’est à la Justice de le faire, mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est une RECONNAISSANCE de CULPABILITE.

Face aux avocats pénalistes de talents qui défendaient les prévenus, les familles de victimes de l’AVHC ont décidé d’un commun accord de désigner des avocats PENALISTES de talents, afin d’avoir un débat à « armes égales ».

C’est donc Maître Francis SZPINER et Maître Caroline TOBY qui seront à nos côtés pour défendre les familles de victimes décédées.

Pour les familles de jeunes dits « à risque », c’est Maître Jean-Marie-VIALA qui assurera leur défense.

L’AVHC a de nombreux adhérents de familles de jeunes traités pendant la période dite à risque. Nous avons respecté le choix de chacune d’elles, certaines familles ne souhaitaient pas se joindre à ce procès afin de ne pas ajouter de l’angoisse à l’angoisse. Celles qui ont souhaité se constituer, nous respectons leur choix et nous les soutenons.

Actuellement 120 jeunes sont décédées, Fabien nous a quitté le 8 décembre 2009, c’est la dernière victime, il n’y a pas de malade actuellement et nous espérons, sans certitude hélas, que la longue liste des victimes s’arrête là.








Actualité du 07/09/2010
NEURO PRION 2010 du 8 au 11 septembre à SALZBOURG

Le congrès Neuro Prion 2010 se tiendra à Salzbourg en Autriche du 8 au 11 septembre 2010.
Jeanne Goerrian, Présidente de l'AVHC
sera présente aux côtés des autres représentants des familles.
Nous vous donnerons ultérieurement des nouvelles de ce Congrés.



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Le 09/06/2011
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