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Focus
AUDITION de Jeanne GOERRIAN devant la COUR, dans le procès en appel, de

Conclusions AVHC
L’AVHC a développé à la Cour dans son audition, ses origines, ses objectifs, ses actions, ses observations, , ses attentes, nous ne citerons ici que la conclusion qui nous parait essentielle dans ce procès pénal.

Monsieur le Président, Madame, Messieurs les Conseillers,

Lors de notre dernière Assemblée, une majorité des familles n’a pas souhaité venir évoquer à la barre son vécu, meurtries par la souffrance, en recherche de vérité, je me fais donc ici le porte parole de ces familles, consciente que les témoignages de quelques unes d’entre elles ainsi que les débats vous auront éclairé sur le drame sanitaire de l’hormone de croissance contaminée.

Au nom des familles que je représente, je souhaite maintenant m’adresser aux prévenus et à la défense pour conclure mes propos.

Lors du procès en première instance, Messieurs les avocats de la défense, vous avez évoqué la confusion entre le droit pénal et le droit civil, vous avez déclaré à maintes reprises, que le droit pénal, selon vous, ne peut pas prendre sa source dans la souffrance des familles. A ces observations nous nous permettrons d’apporter les précisions nécessaires :
Tout comme vous nous pensons que la souffrance n’est en effet pas la source du droit pénal, mais attention de quelle souffrance parlons nous ?
Car tous ici sommes porteurs de deux formes de souffrance qu’il faut bien dissocier :
 Celle du deuil avec laquelle il nous faut vivre
 et celle née de l’injustice.
Ne vous méprenez donc pas car au delà de la souffrance née du drame vécu nous sommes tous ici victimes une seconde fois d’une souffrance qui a toute sa place dans un tel procès, nous voulons parler de la souffrance née du sentiment d’injustice, une souffrance qui se cultive par le déni de la faute commise.

Cette seconde fracture née de l’injustice nous anime tous dans le seul et unique but de combattre pour la vérité!
L’enjeu d’un tel procès n’est pas pour nous de trouver un coupable mais de faire reconnaitre si oui ou non coupable il y a !
Or bien trop nombreuses ont été les preuves amassées contre l’intégrité éthique des différents auteurs de ce drame ;
Autant d’alertes qui vous interdisent aujourd’hui d’échapper a votre conscience et du même fait à la faute commise !
Le viol du respect des règles strictes de sécurité et de vigilance autant que votre attitude irresponsable de sourde oreille face aux multiples mises en garde a couté la vie à nos enfants
C’est au droit pénal qu’il appartient aujourd’hui de faire de vous des auteurs ou non de l’infraction à nos yeux commise.
C’est à lui que nous nous en remettons pour qu’enfin la faute commise soit enfin rattaché à ses véritables auteurs.
Si l’on nous avait donné la possibilité de voir en vous une quelconque marque de loyauté, nous l’aurions prise. Nous aurions voulu l’entendre, car nous ne sommes pas la pour chercher des coupables, mais bien pour éclaircir cette zone d’ombre qui plane sur le passé. Et quelque soit cette zone d’ombre l’enjeu est bien ici de révéler la vérité.
Cette vérité est fondamentale sur le plan individuel pour chacune des victimes de ce drame … fondamentale et nécessaire à notre reconstruction à tous…
Mais au delà de cet enjeu individuel cher aux familles un tel procès est porteur d’un véritable enjeu sociétal.
Il définira au travers de son jugement les limites qu’une société pose ou non aux individus qui la composent, par conséquent il définira aux travers des erreurs reconnues par la justice d’aujourd’hui les actions de demain. Des actions que nous voudrions sécurisées par un système judiciaire qui ne laisserait aucune place aux intérêts outrageux des instances toute puissantes, garant de la protection égalitaire de tous les individus quelle que soit leur rang social.
Vous nous direz, pourquoi parlez de toute puissance ici…. ?
Et bien à cela nous répondrons :
Voyez comme nous sommes fatigués de lutter contre vos bien maigres argumentations pour le moins douteuses. Vous arriveriez presque à renversez stratégiquement la place des parties dans ce procès.
Devrions nous peut être vous apprêter le visage de victimes qui ignoraient ce qu’elles faisaient à l’époque ?
Pour cela il vous faudrait moins d’assurance, moins de suffisance et plus d’humilité
En bref vous saviez, mais vous n’avez rien voulu savoir… voila une distinction qu’il nous semble capitale de relever.
Si l’on se réfère a votre principal argument de défense, a savoir la méconnaissance puisque vous ne saviez apparemment pas, nous devrions presque déplorer votre triste sort et faire preuve de compassion.

Malheureusement, nous sommes aujourd’hui ici en quête de vérité, et les actions menées autour de cette vérité ont fait naitre « la faute» qui a tué nos enfants. A présent aucune place ne peut être laissée au doute quant aux agissements nés de votre « refus de savoir » pourtant alerté à l’époque par des instances scientifiques compétentes et reconnues et cela à de multiples reprises ! C’est ainsi que nait « la faute », dans un cadre scientifique où les enjeux sont vitaux et en dépit de multiples avertissements aucune mesure de prise en compte ne sera prise pour éviter le drame.
Cette faute dont vous défendez aujourd’hui, deviendra, nous l’espérons, à l’issu du procès votre faute …
Une faute qu’il vous faudra portez et plus encore qu’il ne faudra pas répéter…


Le 09/06/2011
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